Mais le ptit papillon a laissé les choses le surprendre, l'envahir lentement, et il a arrêter de rire comme un abruti. Et ce matin, le papillon, il sait qu'il est moche, il a mal au ventre, il a honte, mais bon, la geule de bois, qui ne connait pas?
Voilà, c'était l'intro genre mea culpa. C'est les vacances mecs, mardi j'pars pour un looooooooong voyage vers des monts inconnus, pt'être que j'devrai manger des insectes, chasser le gorille et dormir sur des bambous pas confortables du tout, pt'être aussi que j'ai trop regardé Koh Lanta, attend c'est en attendant mon programme culturel qu'est SECRET STORY. Quoi qu'il en soit, fallait bien fêter ça.
Fin de l'intro, fin des haricots, de la fête du sandwich, et des carottes cuites. (oui, j'ai des expressions bizarre, mais c'est très tendance de dire "puuutain couzine, c'est la fin d'la fête du sandwich, déchire sa race")
J'vais vous raconter une histoire. Comme ça. Croyez pas que ça me concerne. OU plutôt, croyez ce que vous voulez. M'en fous.
il était une fois un ptit papillon qui voulait redevenir une chenille. Il sait plus exactement quand on a brisé sa crysallide. Trop tôt. Trop flou tout ça. Il sait même plus distinguer la fiction et la réalité. Et ça la fout mal, parce qu'il se sent vraiment con. On a brûlé ses ailes, il cherche le coupable, il trouve pas. Et à force de tater dans le noir, tout se mélange, et plus rien n'a de sens. Quoi? Ou? Quand? Est-ce que c'est vrai tout ça? Est ce que c'est dans sa tête? Mais qui pourra répondre. Il pourra toujours voler, aussi loin que possible, avec ses ailes cramées, mais ça changera rien, parce que les souvenirs, ça lâche pas, surtout quand on se rappelle pas vraiment, juste assez pour que ça reste dans un coin de la tête, et que ça pourrisse. Lentement, très lentement.
Mais , j'aime pas les histoires tristes. ça fait pleurer, et moi j'pleure quand Toguépi quitte Ondine, quand Friends se termine, et même quand je lis le livre du roi lion a des gosses de 6 ans, alors j'vais pas faire une histoire triste mec
Le ptit papillon, en fait, il va super bien. Bon, n'exagérons pas, il va bien. Parce qu'un jour ensoleillé du mois d'aout, il a rencontré un ange, sans savoir ce qu'ils allaient traverser ensemble, sans savoir qu'il serait son déclic, celui qui lui ouvrirait les yeux, puisqu'on pouvait plus ouvrir ses ailes. Et son ange, justement, il en a de grandes d'ailes, suffisement pour les porter tout les deux. Pis, même si il captait plus très bien l'heure qu'il était, sur quelle planète il trainait ses ptites pattes, ni même si c'était un rêve ou pas, bah le ptit papillon, il a ouvert sa gueule. Peu importe ce que l'ange a pensé, peu importe si tout ça s'est formé petit à petit dans son ptit cerveau de ptit papillon, il a dit ce qui lui faisait mal. Ce qu'il pouvait plus porter, trop longtemps caché dans son c½ur. Et là, l'ange l'a pas jugé. Il a pas dit je te crois. J'te crois pas. T'es folle. Tu l'es pas. Il a pas dit toutes les choses que le papillon redoutait. Il a juste ouvert ses bras, grand comme le monde. Et le papillon s'y est logé, tout doucement. Et pour la première fois depuis longtemps, le papillon s'en foutait de plus être une chenille. Parce que peu importe qui il était, ce à quoi il ressemblait, et ce qui tournait dans sa tête, tant qu'il pouvait avoir la certitude que cet ange le laisserait jamais tomber. Il ont pas eu besoin de parler. Il a su. Et c'est tout.
Relativise, ferme les yeux, imagine-toi, tu verras comme la vie est belle!
Paraît qu'l'herbe est toujours plus verte chez le voisins. C'est que tu parles pas beaucoup à ton voisin. Parce qu'on a tous des ptits trucs à cacher, des ptits trucs qui font mal. Et même minuscules, t'as toujours l'impression qu'on peut pas t'comprendre, que tu souffres trop, plus que la plupart des gens qui t'entoure. Mais écoute-les, juste une fois. Et tu verras, eux-aussi ils ont des cicatrices, des trucs mal vécu. Personne n'est tout beau, tout heureux, on s'en fout du pourquoi, du comment, on s'en fout si c'est égoïste ou pas. ça change quoi si t'as vécu plus horrible que Josette, mais un peu moins qu'Arthur mec? J'te dis pas d'regarder la télé vers 20h, pour te confronter à la vraie misère. Parce que y'en a tous les jours, t'en fais pas pour ça. Mais j'te demande pas d'faire ça, parce qu'on me l'a trop dit, et ça sert à rien ce genre de discours moralisateur, sinon à te faire culpabiliser encore plus. T'as l'droit d'avoir mal, t'as le droit de le crier, ou de tout garder pour toi. Même si c'est parce qu'en deuxième enfantine tu t'es cassé l'ongle en frappant Rosalie. Y a pas de seuil de douleur. T'as pas à te cacher simplement parce que y en a pleins qui ont vécu pire et qui se la coince.
Et si tu comprends ça, crois-moi, ce sera un grand pas en avant. C'est ça relativiser. C'est pas se dire qu'il y a pire, alors bon, on laisse nos ptits bobos dans un coins. Jusqu'à quand? Nan, relativiser, c'est assumer ses maux, se dire que ça arrive, mais que la vie continue, parce que ça vaut la peine, et c'est dommage de la gâcher, quel qu'en soit la raison, y a trop de bons moments à passer, et si on est tous capables de souffrir, pour beaucoup, pour un rien, alors on est aussi tous capable d'être heureux, pour beaucoup, pour un rien. Au moins un moments. Et même si le lendemain n'est pas aussi violet (quoi? Mon monde parfait il serait pas rose, j'vous emmerde), ça vaut la peine, parce que rien ne vaut la vie.
Ouais, j'ai eu mon déclic. J'relativise tata purull, et c'est grâce à toi. Et un ptit peu à moi aussi. On forme une belle équipe!! :)

